Quelques mots sur...
la relique de la Sainte tunique du Christ conservée à la Basilique Saint Denys d’Argenteuil
Histoire succincte de la relique
La tradition veut que l’empereur Charlemagne l’ait donnée à sa fille Théodrade, bienfaitrice et abbesse du couvent d’Argenteuil en l’an 800. Charlemagne aurait reçu le précieux vêtement de l’impératrice Irène de Byzance. Dès cette époque elle fut gardée au Monastère d’Argenteuil. En 1156, une grande ostension, en présence d’Hugues d’Amiens, archevêque de Rouen et du roi Louis VII constitue le premier témoignage archivé de son existence.
En 1159, elle est portée en procession à Saint Denis.
En 1534, une ostension et procession eut lieu à Paris.
En 1544, un édit royal autorise la ville d’Argenteuil à s’entourer de fortification afin de protéger le saint vêtement.
Henri III, Louis XIII, Richelieu, vinrent en pèlerinage honorer la Sainte Tunique.
Aux heures sombres de la tourmente révolutionnaire en 1793 pour ne pas être profanée ou détruite, le curé Uzet découpe le vêtement en trois morceaux qu’il fit cacher en différents endroits.
En 1795, délivré de prison, il reconstitue la relique mais un morceau n’est par rendu.
En 1804, la ville d’Argenteuil demande au légat du Pape le rétablissement des Honneurs jadis accordés à la Sainte Tunique.
En 1843, le pape Grégoire XVI accorde à l’autel de la Sainte Tunique d’être autel privilégié lors de la Tunique dans son nouveau reliquaire.
Une ostension eu lieu en 1894, une autre en 1900, celle de 1934 attira des milliers de pèlerins. La dernière qui eut lieu en 1984 amena, elle aussi, plusieurs milliers de fidèles venus pour certains de très loin.
Véracité de la " sainte tunique "?
Des observations scientifiques ont été faites sur des parcelles de la relique, avant chaque ostension de 1894, de 1900 et de 1934. De laine fine, tissée à la main avec une remarquable régularité, tachée de sang, cette pièce de tissu est reconnue comme venant d’un pays méditerranéen et datant des premiers siècles de notre ère. La science ne peut aller beaucoup plus loin. On ne saura jamais si elle a été vraiment la chemise de corps de Jésus Christ.
Mais conservée depuis presque deux millénaires sous cette qualité, ce tissu noirci et abîmé par les ans est devenu pour nous un émouvant et puissant souvenir de celui qu’ont rencontré Pierre, Jacques, Jean, et tant d’autres. Devant ce tissu, nous pouvons tout à coup nous sentir proche de lui: Hier son habit flottait au vent au gré de ses mouvements. Aujourd’hui, il est toujours là à nos coté comme il l’a promis à ses disciples. Hier, son habit s’immobilisait lorsque tout son être se tournait en prière vers son Père. Aujourd’hui, c’est nous qui nous arrêtons un instant pour prier avec lui.
Pour plus de détails historiques et des photos de la Sainte Tunique :
Dossier sur la Sainte Tunique, par Bruno FORNASIER
Pour le Jubilé 2000?
Habituellement la relique est conservée au dessus de l’autel qui a été spécialement construit pour elle. Elle se trouve pliée dans un petit reliquaire. Celui-ci possède une fenêtre vitrée qui la laisse deviner. Lors des récentes ostensions, elle a été exposée dépliée sur un mannequin.
A la fin de l’ostension de Pâques 1984, il a été convenu d’attendre pour la suivante Pâques 2034, fin d’un nouveau jubilé de la résurrection. Mgr Thierry Jordan, ancien évêque de Pontoise, a confirmé ce rythme des ostensions.
Pour le Jubilé 2000, depuis le 19 mars jusqu’au 14 mai, l’après-midi de chacun de ces dimanches qui entourent la fête de Pâques, de 15h00 à 18h00, la relique laissée dans son petit reliquaire est placée dans le choeur de la Basilique d’Argenteuil.